Dimanche dernier, Olivier et moi nous sommes enfin décidés à sortir les deux vélos qui ont sombré dans une totale léthargie depuis 3 ans.
En effet, et entre parenthèse (petite mise au point) depuis que j’ai quitté la Gironde pour les Deux-Sèvres rien n’a été simple. L’accueil a été un peu frileux et bref, nous ne reviendrons pas sur cette odyssée. Ça n’en vaut pas la peine. Ce serait trop d’honneur pour ceux qui nous ont causé du tort. Et ça nous en a causé !
Un vrai travail d’orfèvre de psychopathes!
Que chacun poursuive sa vie maintenant. Elle est bien trop courte pour que l’on s’attarde et s’acharne à causer du tort aux autres ou même à chercher vengeance.
Pour ma part, et le plus difficile étant derrière concernant tout cela, désormais le sort des “pouilleux” me laisse indifférente et je leur souhaite de dormir paisiblement sur leurs deux oreilles. Ils se reconnaîtront si ils passent par là.
Et puis il y a bien trop de choses à voir et à faire pour s’enfermer dans ces turpitudes qui n’engendrent que du marasme cérébral…
Après, chacun son truc hein… Mais cela, je le laisse aux “pouilleux” et surtout, qu’ils m’oublient!

Je disais donc, la vie revient tranquillement chez nous et nos activités recommencent à être à peu près normales après 3 ans de “réclusion”.
Et c’est tout naturellement que nous avons eu envie de prendre les vélos pour explorer notre village que nous connaissons finalement très peu, du coup.

Oh nous n’avons pas été bien loin, mais cette petite excursion à elle seule a su me redonner confiance en ma chance lorsque je mets les pieds à l’extérieur et dans la nature.
Nous avons pu constater que la biodiversité était loin d’être anéantie comme je le croyais et du fait de la présence de nombreux champs agricoles autour de nous.
Loin s’en faut même, puisque nous avons pu observer la présence d’orchidées sauvages ! Et en abondance!
Mais la vraie surprise, celle que j’ai accueillie comme une invitation, comme un appel, un encouragement à l’excursion, ça a été elle. La seule et l’unique qui s’est trouvée sur notre chemin ! Un seul spécimen !
Je vous présente…. Tadaaaaaaa : l’Orchis bouc!

 

Après quelques recherches j’apprends donc aujourd’hui le nom de cette orchidée que je n’avais jamais vue.
Et pourtant j’en ai croisé quelques unes déjà à Gans en Gironde.

Il s’agit donc là d’Himantoglossum hircinum ou himantoglosse à odeur de bouc (!) et qui est une espèce d’orchidées terrestres européennes. On l’appelle parfois loroglosse à odeur de bouc soit (Loroglossum hircinum). Selon Wikipedia.
Himantoglossum signifie langue en lanière, et Loroglossum langue étroite en référence au labelle de la fleur; hircinum fait référence à l’odeur de bouc forte et désagréable des fleurs.
Pour ma part, je n’ai senti aucune odeur désagréable malgré mes prises de vue rapprochées… Forte peut-être, mais hey, nous vivons à la campagne et en ce moment il y a du fumier un peu partout !
Et puis encore une fois, il n’y en avait qu’une !
Par ailleurs wikipedia précise qu’il faut être à proximité immédiate pour pouvoir humer le délicat parfum du bouc… Je vérifierais donc au plus vite avant que la belle ne se fane.
Poursuivons.
L’orchis bouc est une plante robuste pouvant atteindre 1 m. Elle possède de nombreuses feuilles d’un vert grisâtre qui apparaissent en automne, persistent l’hiver puis se flétrissent à la floraison. L’inflorescence est cylindrique et assez dense, aux fleurs verdâtres bordées de pourpre, sépales et pétales rassemblés en casque, le labelle est très allongé (*effectivement !), jusqu’à 6 cm enroulé, plus ou moins déployé à l’horizontale à la floraison, peu échancré à l’extrémité.
La floraison se fait de Mai à Juillet. (*Nous y sommes donc bel et bien. En plein dedans!)
Son habitat est constitué de pelouses, friches, prairies maigres, talus, forêts clairiérées, toujours sur substrat calcaire. Toujours selon wikipedia.
Cette information m’en apprend d’ailleurs davantage sur la nature des terres ici.
Enfin, wikipedia nous précise la répartition de cette truculente.
Elle pousserait principalement en milieu méditerranéo-atlantique, de façon assez localisée et rare (mais parfois abondante dans ses stations).

En Afrique du nord, Europe : Angleterre, Portugal, Espagne, France, Belgique, Allemagne, Suisse, Italie du sud.

En France, dans le Centre, Massif central, Puy-de-Dôme, Alpes-de-Haute-Provence, Ardèche, Isère, Drôme, Rhône, Loire, Charente et Charente-Maritime, Dordogne, Lot-et-Garonne, Landes,Lot, Haute-Garonne, Ariège, Gers, Gironde, Aveyron, Tarn, Bourgogne, Jura, Alsace, Lorraine, Loir-et-Cher, cher, Indre,Indre-et-Loire, Maine-et-Loire, Sarthe, Eure-et-Loir (), Loiret, île de Noirmoutier, (Vendée), Calvados, Champagne, Aube, Val-d’Oise, région parisienne, Nord, Pas-de-Calais et la Vienne.

Plusieurs cas ont également été recensés dans la baie du Mont-St-Michel, en baie de Somme, dans les jardins secs, les jachères, les dunes.

Conclusion : j’ai eu la chance de rencontrer cette magnifique orchidée désormais présente dans les Deux-Sèvres !
Certes, là où je vis, nous ne sommes pas loin de la Vienne qui fait partie des endroits de répartition.
Mais tout de même!
Cela semble indiquer qu’elle gagne du terrain!
Bon ou mauvais présage … ça… En tout cas les orchidées demandent des conditions très particulières pour se développer et ce sont certainement des plantes indicatrices de la santé et qualité des sols…

Je vous renvoie vers l’article de wikipedia pour plus de liens 🙂

L’orchis bouc.

N’hésitez pas à laisser vos commentaires si vous avez des difficultés à lire l’article ou même parler de cette fleur 🙂
Bref tout ce que vous souhaitez 🙂 Sauf les conneries de spam. Merci.
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J’ai fait une mise à jour assez importante et conséquente cet après-midi !

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