Photographie

Incipit

C’est en 2006 que je me suis offerte mon tout premier appareil photo réflex numérique. Je ne connaissais pas du tout cet art, mais très vite je me suis passionnée pour cette discipline et me la suis apparopriée au travers d’un projet que j’ai intitulé : Chromickrons, Les chroniques chromatiques.
Je travaille donc sur ce projet depuis maintenant 13 ans.
Au fil des années j’ai pu accumuler de nombreux clichés (pas suffisamment encore pourtant!) qui m’ont inspirée plusieurs séries, dont les onze, relatives aux couleurs des champs chromatiques et que vous pouvez visualiser en vous référant au diaporama suivant.

Chromickrons a pour objet de traiter et étudier le thème des champs chromatiques. Il ne s’agit pas d’une étude qui se veut illustrer des vérités scientifiques mais plutôt d’un cheminement où l’observation, l’inspiration et l’intuition accompagnées d’une base encyclopédique permettront de mettre en évidence, et de façon poétique, que la couleur et l’un des ciments de l’univers.

Le rouge

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LE “diaporama suivant”

Notions

On recense 11 champs chromatiques en français : rouge, orange, jaune, vert, bleu, violet, rose, brun, noir, blanc, gris3.

La norme AFNOR X08-010 : Classification méthodique générale des couleurs leur ajoute pourpre, ivoire, crème, beige, kaki, marron et bordeaux. Elle indique, en définissant les teintes par leur longueur d’onde dominante, leur saturation et leur luminance ou clarté, les limites de tous ces champs chromatiques, et ce qu’on peut entendre par les adjectifs qui précisent la position de la teinte dans un champ, pâle, grisé, sombre, profond, clair, moyen, foncé, vif, intense, profond4.

Michel Pastoureau fait observer que des noms de couleurs utilisés en français, seul sept ne se rapportent à aucun autre objet que la couleur. Ce sont les six couleurs élémentaires de Ewald Hering, qui orientent la perception visuelle plus celle qui résulte quand aucune d’entre elles ne domine : le blanc, le noir, le rouge, le vert, le bleu, le jaune, et le gris5.

La désignation des champs chromatiques est affaire de langue mais aussi de culture et il est rare, même entre langues de même famille et locuteurs de culture proche, que les champs chromatiques se recouvrent exactement. Même deux individus de la même origine n’utiliseront pas nécessairement la même dénomination, surtout pour une couleur intermédiaire et peu commune. L’apprentissage, par exemple dans les métiers des beaux-arts, permet d’étendre et d’affiner sa perception chromatique et son vocabulaire descriptif.